Je n’aime pas la musique de Swing…
D’habitude, on n’a pas de raison de vouloir mettre une critique d’un album qui n’est pas la nôtre dans notre blog. Il semblerait qu’on vient de découvrir une exception à la règle.
Dans la dernière édition de la revue Liaison, on a lu une critique du plus récent album du groupe Swing qui, l’on croit, mérite bien votre attention (surtout le dernier paragraphe).
La voici dans son intégrité.
L’album Tradarnac de Swing, Encore une fois
par Éric Robitaille, animateur à CBON Radio-Canada dans le Nord de l’OntarioJe n’aime pas la musique de Swing, je ne l’ai jamais aimée. Les chansons du groupe franco-ontarien le plus populaire des dix dernières années me tombent sur les nerfs.
Je n’aime pas le beat techno pop. Je n’aime pas les textes racoleurs aux rimes faciles et aux tentations démagogiques. Je n’aime pas l’accent américano-pop avec lequel Michel Bénac chante le joual. Je n’aime pas comment le groupe modernise le son folklorique.
Je reconnais l’immense talent des musiciens. Je suis terriblement admiratif du jeu de violon de Jean-Phillipe Goulet. C’est un virtuose, ses attaques d’archet sont spectaculaires, ses hooks sont prodigieux. D’ailleurs, les mélodies de Swing sont irrésistibles, quoi qu’un peu trop bubble gum à mon goût.
J’apprécie le professionnalisme extrême de Michel Bénac; j’adore quand il joue de la mandoline. Il est époustouflant, dominant et généreux sur scène, sa façon de rouler les syllabes sur le rythme est unique et sa voix a un je-ne-sais-quoi de métallique qui est parfaite pour la pop. Les gars sont beaux, sympathiques et sexys. Je comprends pourquoi on les adore.
Mais leur musique m’énerve, autant que celles des boys’band, de Justin Timberlake, de Shania Twain ou de Ricky Martin. Je n’aime pas la musique fabriquée sur mesure pour plaire aux masses, aussi rassembleuse et fédératrice soit-elle. Et Swing joue ce jeu-là à fond.
Cela dit, l’album Tradarnac (interprétez: arnaque de musique traditionnelle) est de loin le meilleur que le groupe ait mis sur le marché. La production en est ultra-léchée, et l’album se décline en une succession de petites bombes qui ont tout pour plaire aux plus prestigieuses radios commerciales. Les pièces One day, Encore une fois, Rien à perdre et La Goutte sont toutes d’admirables réussites, accrocheuses dès la première écoute. L’idée de reprendre CB Buddy de 1755, est aussi très sympathique.
La liste des collaborateurs de Swing est réjouissante : Éric Dubeau, Robert Paquette et plusieurs anciens membres de Deux Saisons ont contribué aux compositions. On s’ennuie d’ailleurs de Deux Saisons, qui réussissait à faire la fête et à faire sourire avec beaucoup de finesse sans jamais corrompre son talent d’impératifs commerciaux.
Swing devrait remporter un immense succès (mérité) avec de disque, y compris au Québec où le groupe a par le passé réussi des percées prometteuses. Bénac et Goulet ont mis le paquet et ça devrait rapporter. Je serai le premier à m’en réjouir. Mais une fois ce texte écrit, je n’écouterai plus Tradarnac. Ce n’est pas pour moi.
Il est important de célébrer la qualité de l’album de Swing, mais il serait dommage d’oublier celui de Konflit Dramatik. Les Sudburois viennent de présenter l’un des meilleurs albums que j’ai entendus cette année, toute tendance confondue. Mais l’Ontario Français les boude, on ne les engage plus, on les a même refusés à Contact Ontarois cette année. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi?
Et toi, qu’est-ce que t’en penses?
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Pour moi, vous avez tous les deux une place dans mon coeur musical… C’est grâce à Swing que j’ai connu Konflit mais Konflit ne vient que trop rarement à Montréal…
Mais j’ai confiance en votre talent…
salut!!!
Peut-etre pour vous le swing nes po generalement le meilleur mes ouvrere votre esprit et écouter les mots et non seulement la musique
Salut Annie,
T’as raison. Rien de plus poétique que ceci :
“Salut C.B. Buddie, hallo honkey tonkey
Je chu tired de m’ouère promener sur les high-way
Ten-four, there teddy bear right-on rolling vagabond
Je chu tired de m’ouère promener sur les high-way”
ou bien…
“Après plusieurs petits bouchers
Ma blonde était fort fatiguée
Par la fenêtre de sa cuisine
J’aperçus sa voisine
Je m’en pressais à sortir
Une rougette toute prête à cueillir
Maîtresse du jardin
Voulait semer mon destin”
ou encore…
“C’est la goutte qui dégoutte
Sur le boute, Ah well
C’est la goutte qui dégoutte
Sur le boute de la goudrelle
C’est la goutte qui dégoutte
Sur le boute, Ah well
Ça va swell”
C’est vrai que c’est profond, voir même creux. Je viens de découvrir la poésie Bénaciste. Où était-elle cachée toutes ces années?
Non mais sérieusement… les mots!?!?!?
Je ne peux pas être en plus grand accord avec Éric Robitaille. Je l’applaudis!
Tant qu’à moi, le groupe Swing en est rendu une joke, une farce. Ils sont devenus une auto caricature d’eux même. C’est du recyclage à son état pur.
Swing continuera à être écouté par les même gens qui écoutent les bonbons pop crachés de l’organe orale qu’est l’industrie américaine,… mais pour moi, je pense qu’on pourrait faire baisser les taux de suicides de façon dramatique en effaçant Swing de notre mémoire collective.
toi tu est pas mal meane
vous suser des boulles de cheval!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
mean? je t’applaudis, rob, jpensais pas que les paroles étaient aussi creuses, surtout que ça sonne encore plus faux en franglais ontarien. jaime mon band, maudit.
c’est vrai que Swing ça suce les boules de cheval! Pis c’est pas mal dégueulasse ça des boules de cheval. Mais j’suis sure le cheval y’est content lui.
MOI J’ADORE SWING!!!!! PI ÇA SUCE PAS LES BOUCLE DE CHEVAL! ILS CHANTENT PROBABLEMENT MIEUX QUE VOUS SO….. BOU YA!!!!!
Moi je suis completement d’accord, la musique ne devrait pas etre fabriquee pour etre vendue….elle devrait essayer de vehiculer un message.
En parlant des boutes de cheval. Comment ca se fait que je voit des belles filles se faire mettre a mon écrant mais je me fait jamais mettre par des belles filles de meme. En tout cas.